« Une image vaut mille mots ». – Confucius
Passer d’un emploi du temps de ministre chargé de rendez-vous dont, entre-nous, je pourrais bien m’en passer, à un agenda aussi rempli que la boite crânienne d’un adjudant-chef (il ne s’y passe rien, il faut tout inventer), je peux vous dire avec certitude, que c’est psychologiquement perturbant. Autant pour l’esprit que pour le côté psychotique !
Non pas que ma matière encéphalique soit positionnée entre deux chaises. L’une soutenant la pathologie incontrôlée, comparable à l’éloge de la folie d’Erasme, provocant démences et discours spasmodiques incompris. Ou, quant à l’autre, soutenant elle-même une dubitation négligée par l’absurdité de la situation. Mon esprit créatif se retrouve, une fois de plus, mis à l’épreuve ! Et forcément, dans mon mécanisme de perception/réaction, le mot création rime irrévocablement avec distraction.
Tant de grands termes pour si peu de fond… Parce que bon, c’est bien gentil de rédiger un blog personnel, mais si ce dernier est complètement inventif et est seulement présent pour épancher les sentiments de l’auteur, je suis loin de cautionner ces futurs actes masqués sous cette couche poétique si peu travaillée. Car, c’est vrai ! Qu’on se le dise ou non : n’est pas blogueur qui veut ! Nous aurons beau snober ces blogs minimalistes à la con, munis exclusivement de photo à la con et d’une ambition à la… le niveau stagnera et sera perpétuellement nivelé par le bas. Mon estime, peu gênante, pour cette abondance d’écrivains en herbe de bas étages n’est pas un secret. Mais qui sait apprécier, sait forcément reconnaître !
Fan de la première heure des articles tout aussi ludiques que divertissants, je me porte critique et peu tolérant face aux critères virtuels de sélection…
Et comme évidemment il y a un Mais (avec un grand M, s’il-vous-plaît), mon esprit faible, pensif et ennuyé, ne rechigne pas quand il s’agit de jouer le jeu, s’attendant certainement à prendre goût devant cette facilité à trouver refuge dans le soulagement moral et l’alimentation égocentrique sous-entendue. Du moins, ce qu’on peut en dire…

